Monique Olivier condamnée à perpétuité pour complicité de crimes

Monique Olivier condamnée à perpétuité pour complicité de crimes

Désormais seule dépositaire des secrets du couple qu’elle a formé plus de quinze ans avec Michel Fourniret, sa parole est précieuse. Son avocat affirme qu’il ne faudra pas attendre dix ans pour la réentendre. Il estime que la justice doit poursuivre son travail car il reste sans doute de nombreuses victimes à identifier. Michel Fourniret avait évoqué le chiffre de 35 victimes potentielles. Après trois semaines de procès, Monique Olivier a été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 20 ans. La septuagénaire a été reconnue coupable de complicité dans plusieurs enlèvements, viols et meurtres, dont celui d’Estelle Mouzin, 9 ans, enlevée en 2003 en Seine-et-Marne, de Joanna Parrish, 21 ans, retrouvée morte en 1990, et de Marie-Angèle Domèce, disparue en 1988 à l’âge de 18 ans.

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La culpabilité de Monique Olivier ne fait aucun doute

Pendant trois semaines de procès, Monique Olivier est restée impassible, n’exprimant aucun remords pour ses actes ou son implication dans les crimes commis par Michel Fourniret. La cour a reconnu « la tentative de questionnement » de Monique Olivier et a souligné l’importance de ses aveux dans les trois affaires. Malgré ses regrets exprimés en fin de procès, la culpabilité de Monique Olivier ne fait aucun doute, et elle a écopé de la peine maximale, à savoir la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de 20 ans de sûreté.

Des interrogatoires insatisfaisants et une peine légèrement inférieure aux réquisitions

Pendant le procès, Monique Olivier est restée évasive et fuyante, affirmant ne pas se souvenir de certains détails et refusant de donner des informations cruciales sur les lieux où pourraient se trouver les corps des victimes. Les familles des victimes ressentent de la frustration face aux réponses incomplètes de Monique Olivier. De plus, la peine prononcée a été légèrement inférieure à ce que les avocats généraux avaient requis, ce qui a laissé un goût amer à certaines parties civiles.

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