La gratuité des transports en commun révolutionne Montpellier

La gratuité des transports en commun à Montpellier : une révolution sociale

Cinq, quatre, trois, deux, un ! Après un compte à rebours festif à 19 heures, les transports en commun sont devenus gratuits pour les Montpelliérains, jeudi 21 décembre. Sur la place de la Comédie, au centre de cette ville étudiante, deux tramways colorés remplis de passagers, dont certains déguisés, se sont immobilisés pour marquer le passage à la gratuité au milieu d’une foule joyeuse. Avant la gratuité, la facture annuelle des abonnements de transport urbain s’élevait à 1 472 euros pour un couple avec deux enfants. « Maintenant, je me dis qu’avec la gratuité, je peux aller par exemple m’inscrire dans un club de danse ou bien faire un nouveau sport, parce que 28 euros d’économies par mois, ça n’est pas rien ! », se réjouit Law Diaby, étudiante en droit.

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Depuis ce 21 décembre, la gratuité des transports en commun est en place pour l’ensemble des résidents de la métropole de Montpellier et des alentours. Ce 22 décembre au matin, il y avait la queue à l’espace mobilité Maguelone à Montpellier. « J’ai fait ma demande hier [le 21 décembre, NDLR.], mais je n’ai pas d’indication sur les délais pour recevoir le pass », indique cette habitante de la ville. 265 000 demandes de titres de transports déjà reçues. Si la communication des Transports de l’Agglomération de Montpellier indique avoir déjà reçu plus de 265 000 demandes de pass gratuité, elle confirme que ces dernières se sont « accélérées » ces derniers jours.

Danseurs en costumes roses façon ballons de baudruches, souffleurs de poèmes, soirées funk au milieu des rames. Pour célébrer la gratuité de ses transports en commun, jeudi soir, Montpellier a choisi l’air libre, l’évasion. La gratuité comme émanation de la liberté. Pour ceux qui avaient l’habitude de frauder, c’est moins de sel dans leur vie. Pour les autres usagers des trams et bus, c’est juste un bien-être en forme de pouvoir d’achat. Première ville de plus de 500 000 habitants à opter pour l’entrée libre, Montpellier s’engage sur des rails déjà empruntés par une quarantaine de communes en France.

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