La militante iranienne Narges Mohammadi est récompensée par le Prix Nobel de la paix, mais observe une grève de la faim pour protester contre l’oppression des femmes en Iran, en solidarité avec la minorité religieuse Bahaïe. Ses enfants recevront le prix en son absence à Oslo, alors qu’elle est détenue à la prison d’Evin de Téhéran.

La militante iranienne Narges Mohammadi observe une nouvelle grève de la faim, dimanche 10 décembre, alors que le prix Nobel de la paix lui est remis, en son absence, à ses enfants à Oslo. Cette décision a été annoncée lors d’une conférence de presse dans la capitale norvégienne, la veille de la cérémonie. Narges Mohammadi, farouche opposante du port obligatoire du hijab pour les femmes et de la peine de mort en Iran, a choisi ce geste « en solidarité avec la minorité religieuse » Bahaïe, dont deux figures dirigeantes observent également une grève de la faim. Récompensée par le Nobel en octobre pour son combat contre l’oppression des femmes en Iran et sa lutte pour la promotion des droits humains et la liberté pour tous, la militante a été maintes fois arrêtée et condamnée ces dernières décennies. Alors qu’elle est détenue depuis 2021 à la prison d’Evin de Téhéran, Narges Mohammadi sera représentée à la cérémonie d’Oslo par ses enfants jumeaux de 17 ans, Ali et Kiana, exilés en France depuis 2015 et qui n’ont plus vu leur mère depuis près de neuf ans. Lors de la cérémonie de remise du Nobel, en présence notamment de la famille royale norvégienne, les jumeaux liront un discours que leur mère a réussi à transmettre à sa famille depuis sa prison.

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