Tension au Guatemala : le parquet déclare l’élection présidentielle « nulle et non avenue »

Le parquet du Guatemala a déclaré vendredi l’élection présidentielle remportée en août par Bernardo Arévalo « nulle et non avenue » en raison d’irrégularités supposées. Cette annonce a provoqué une vive réaction de l’Organisation des Etats américains (OEA) qui a dénoncé une « tentative de coup d’État ».

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Lors d’une conférence de presse, la procureure Leonor Morales a déclaré que des anomalies avaient été constatées dans la rédaction du procès-verbal de clôture du décompte des voix, invalidant ainsi les élections présidentielles, vice-présidentielles et législatives. Ces accusations ont été perçues par les partisans de Bernardo Arévalo comme une nouvelle tentative du bureau du procureur de s’opposer à la prise de fonction du président élu en août dernier.

Cette déclaration du parquet a suscité une vive réaction de l’Organisation des États américains (OEA) qui a qualifié cette action de « pire forme de délitement démocratique et la consolidation d’une fraude politique contre la volonté du peuple ». L’OEA a ainsi condamné les déclarations des procureurs et les a qualifiées de révision de l’ordre constitutionnel du pays, une infraction à l’État de droit et une violation des droits de la population.

Il convient de rappeler que Bernardo Arévalo avait remporté la présidentielle sur un programme de lutte contre la corruption, mais son élection a été également contestée par le bureau du procureur auparavant, ce qui a suscité des critiques des Etats-Unis, de l’Union européenne, de l’ONU et de l’OEA. Une situation complexe et tendue qui risque de provoquer d’autres réactions dans les jours à venir.

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