Pressions et tensions à la COP28 à trois jours de la fin des négociations

À Dubaï, la COP28 montre des signes de tensions à l’approche de sa clôture, avec des pressions exercées par différentes parties pour trouver un accord sur les énergies fossiles. Le président de la COP28, Sultan Al Jaber, a exprimé son inquiétude quant à la lenteur des progrès réalisés dans les négociations en cours, laissant entendre que le temps presse pour parvenir à un compromis.

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Les discussions ont pris une tournure particulièrement tendue autour de l’avenir des énergies fossiles, avec l’appel de l’Opep à rejeter toute formulation visant à promouvoir l’abandon du pétrole et du gaz dans l’accord en cours de discussion. Cette position a suscité des réactions vives de la part de plusieurs pays, dont l’Union européenne, les États-Unis et la France, qui réclament une sortie progressive des énergies fossiles pour limiter la hausse de la température mondiale à 1,5° Celsius, conformément aux objectifs fixés lors de la COP21 à Paris en 2015.

La ministre française de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, s’est dite « stupéfaite » et « en colère » après les déclarations de l’Opep, soulignant que la position du cartel met en péril les pays les plus vulnérables et les populations les plus pauvres, principales victimes du changement climatique.

Les tensions se sont également cristallisées autour de l’Arabie saoudite et de la Russie, qui prônent le développement de technologies coûteuses telles que le captage du carbone, en opposition aux appels en faveur d’une sortie des énergies fossiles. D’autres pays comme la Chine et l’Inde soutiennent quant à eux le développement des énergies renouvelables, mettant en évidence les divergences de vue au sein des négociations.

Alors que les discussions techniques ont laissé place à des négociations de niveau ministériel, la dernière version du projet d’accord soumis aux négociateurs laisse entrevoir différentes possibilités concernant la question centrale des énergies fossiles, allant d’une sortie programmée basée sur les données scientifiques à l’absence pure et simple de toute référence à ce sujet.

À trois jours de la fin de la COP28, l’issue des négociations reste incertaine, entre pressions de l’Opep, tensions diplomatiques et enjeux économiques. L’avenir des énergies fossiles et la question climatique sont au cœur des débats, alors que les divergences persistent quant aux orientations à prendre pour limiter l’impact du changement climatique.

La présidence de la COP28 doit désormais trouver un équilibre entre les intérêts divergents des différents pays et parties prenantes, dans l’optique de parvenir à un accord ambitieux et significatif pour l’avenir de la planète.

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