Les tensions montent à la COP28 à Dubaï : l’impasse sur la sortie des énergies fossiles persiste

Les négociations à la COP28 à Dubaï sont dans une impasse, notamment en ce qui concerne la sortie des énergies fossiles. L’Arabie saoudite et l’Irak ont exprimé leur opposition à un accord visant à réduire voire à éliminer l’utilisation des énergies fossiles. L’Arabie saoudite, en tant que premier exportateur de pétrole au monde, défend ses « perspectives » et ses « inquiétudes » quant à un tel accord, tandis que l’Irak estime que cela bouleverserait l’économie mondiale et augmenterait les inégalités.

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Le président émirati de la COP28, Sultan Al Jaber, pousse quant à lui pour inclure la mention des énergies fossiles dans tout accord final, y compris le charbon, malgré les oppositions rencontrées. Par ailleurs, des militants ont protesté en faisant irruption dans le pavillon de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour appeler à une sortie des énergies fossiles.

La situation est d’autant plus complexe que la COP28 accueille un nombre record de 2500 lobbyistes des énergies fossiles, faisant pression pour défendre leurs intérêts. De plus, les représentants des pays vulnérables et certains États européens réclament des mesures fortes et s’opposent aux manœuvres en cours.

Dans ce contexte, les déclarations du ministre du changement climatique du Vanuatu pointent du doigt une « petite minorité de pays » qui bloquent les progrès sur la sortie des énergies fossiles à la COP28. La pression est à son comble alors que la conférence doit se terminer mardi.

Cette impasse sur la sortie des énergies fossiles à la COP28 est symptomatique des difficultés à atteindre un consensus international sur les enjeux climatiques. Malgré les avancées obtenues, notamment sur la reconnaissance des préjudices subis par les pays vulnérables, l’absence d’accord sur les énergies fossiles met en péril la réussite de la conférence et souligne les défis rencontrés dans la lutte contre le changement climatique.

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