La COP28 à Dubaï : des négociations en dents de scie

La 28ᵉ Conférence des parties sur le climat, qui se déroule actuellement à Dubaï, a été le théâtre de négociations intenses et parfois tendues. Alors que la veille théorique du dernier jour de la conférence annonçait la publication du projet de texte définitif le plus important, intitulé le « Global Stocktake », les attentes étaient élevées. Cependant, les discussions ont été profondément modifiées, laissant certains acteurs insatisfaits.

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Le projet de texte a suscité des réactions mitigées, notamment en ce qui concerne les mesures proposées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les propositions ont été jugées décevantes par de nombreux participants, certaines parties réclamant une sortie organisée des énergies fossiles, tandis que le document préconisait simplement une réduction de la consommation et de la production d’énergies fossiles.

La pression des pays producteurs d’énergies fossiles, comme les pays du golfe Persique, a fait pencher la balance en faveur de la promotion de la baisse des émissions de gaz à effet de serre plutôt que d’une sortie des énergies fossiles. Cette orientation a été perçue comme un recul par de nombreux militants du climat, qui ont exprimé leur déception face à ces avancées limitées.

La déception des participants s’est également manifestée à travers la signature d’un appel au boycott de la COP28 par des chefs d’entreprises et des élus, dénonçant l’inefficacité des négociations et le manque d’ambition des mesures proposées. Certains remettent en question la pertinence d’organiser chaque année un tel événement, appelant à un rythme de rendez-vous moins fréquent et à la participation de nouveaux acteurs tels que les entreprises et la société civile.

Face à ces réactions, le directeur général de la COP28, Majid Al Suwaidi, a annoncé la mise en place d’un nouveau projet d’accord, visant à intégrer les « lignes rouges » exprimées par les pays ayant rejeté la première proposition. Ce nouveau texte devrait inclure des objectifs plus précis à l’horizon de 2030, dans l’espoir de parvenir à un consensus plus ambitieux.

Alors que la conclusion d’un accord historique sur la sortie du pétrole, du gaz et du charbon semble désormais improbable, les négociations se poursuivent afin de trouver un terrain d’entente satisfaisant pour l’ensemble des parties prenantes.

Les prochaines heures seront décisives pour déterminer l’issue de la COP28 et la portée des engagements pris en matière de lutte contre le changement climatique.

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