Faible participation et boycott lors du référendum constitutionnel au Tchad

Référendum constitutionnel au Tchad : faible participation et boycott de l’opposition

Au lendemain du jour de vote pour le référendum constitutionnel, le taux de participation est au centre des préoccupations. La journée de vote a été marquée par une faible affluence, notamment dans la capitale, selon les médias locaux. Les électeurs se sont présentés quasiment un à un devant les bureaux de vote, contrairement aux grandes files habituelles lors des présidentielles ou des législatives. Certains observateurs pointent du doigt des irrégularités, comme la difficulté pour retirer les cartes d’électeurs ou le faible nombre de bulletins « Non » disponibles.

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Si les autorités de transition se disent avoir pris des dispositions pour organiser ce scrutin, une partie importante de l’opposition et de la société civile a appelé au boycott. Cette opposition considère ce référendum comme un plébiscite visant à perpétuer une « dynastie » au pouvoir. Les deux camps, « oui » et « non », ont érigé le taux de participation comme le principal enjeu de ce référendum, tandis que le pouvoir militaire a mené une campagne à gros moyens pour soutenir le « oui ».

Le scrutin s’est déroulé sans incident majeur et les résultats provisoires sont attendus pour le 24 décembre. Malgré la faible participation et le boycott de l’opposition, le « oui » semble favori, avec le ralliement d’un important opposant. Cette situation soulève des interrogations sur la légitimité du référendum et suscite des inquiétudes quant à un éventuel gouvernement de transition transformé en gouvernement permanent, selon certaines organisations de défense des droits de l’homme.

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