Une diplomatie ambigüe : la Serbie entre l’UE et la Russie

Une diplomatie ambigüe

Le président nationaliste Aleksandar Vucic a remporté les élections législatives en Serbie avec son parti, le Parti progressiste serbe, confirmant ainsi sa domination politique. Cette victoire électorale place la Serbie dans une position délicate, à mi-chemin entre son engagement envers l’Union européenne et ses relations privilégiées avec la Russie. Malgré les affirmations de Belgrade sur son désir d’adhérer à l’UE, les observateurs restent sceptiques quant aux réelles intentions du pays.

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Corruption et violence politique

Les élections législatives en Serbie ont été ternies par de nombreuses irrégularités, mettant en lumière les problèmes persistants de corruption et de violence politique dans le pays. Selon le Centre pour la recherche, la transparence et la responsabilité (CRTA), ces irrégularités ont compromis les résultats des élections dans plusieurs bureaux de vote, soulevant des doutes sur la transparence du processus électoral. De plus, le climat de violence politique persiste, illustré par les attaques contre les opposants politiques.

La Russie en embuscade

La relation complexe entre la Serbie et le Kosovo demeure un point de tension majeur dans la région, malgré les efforts de dialogue entre les deux parties. Par ailleurs, la proximité de la Serbie avec la Russie suscite des interrogations quant à l’orientation diplomatique du pays. Les liens historiques et culturels entre la Serbie et la Russie renforcent cette alliance, alors que la Serbie refuse de soutenir les sanctions occidentales contre Moscou, notamment en raison du conflit avec l’Ukraine. La victoire d’Aleksandar Vucic aux élections législatives a été saluée par le Kremlin, soulignant ainsi l’influence de la Russie dans la politique serbe.

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