Un accord commercial « historique » entre le Kenya et l’Union européenne

Un accord commercial « historique » entre le Kenya et l’Union européenne

Le Kenya et l’Union européenne ont signé un accord commercial « historique », le premier d’une telle envergure depuis 2016 entre l’UE et un pays d’Afrique. L’accord de partenariat économique garantit aux produits kényans un accès libre de droits et sans quotas au marché européen, et prévoit des réductions tarifaires pour les produits européens à destination du Kenya. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président kényan, William Ruto, ont qualifié ce partenariat de « gagnant-gagnant » et ont appelé d’autres pays d’Afrique de l’Est à se joindre à cet accord.

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Des enjeux socio-économiques et climatiques au cœur de cet accord

Cet accord de libre-échange inclut des engagements en faveur du développement durable, de la protection de l’environnement et des droits du travail. Il s’inscrit dans la volonté de l’UE de renforcer ses liens économiques sur le continent africain, notamment pour contrer la présence chinoise. En effet, la Chine multiplie les investissements dans de grands projets d’infrastructures en Afrique, et l’UE cherche à rééquilibrer la balance en augmentant ses propres investissements, notamment au Kenya. Ce pays est considéré comme une démocratie stable dans une région souvent sujette à des crises politiques ou militaires.

Un pas vers une nouvelle logique commerciale entre l’Afrique et l’UE

Cet accord entre le Kenya et l’UE représente un tournant significatif dans les échanges économiques entre l’Afrique et l’Union européenne. Il s’agit du premier accord d’une telle envergure depuis plusieurs années, et il marque une volonté de renforcer les liens commerciaux tout en prenant en compte des enjeux sociaux, environnementaux et climatiques. Les parlements kényan et européen devront désormais ratifier cet accord, qui, s’il est approuvé, pourrait ouvrir la voie à d’autres accords similaires avec d’autres pays africains.

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