Négociations tendues à la COP28 : l’accord sur la sortie des énergies fossiles toujours en suspens

Les négociations lors de la COP28 à Dubaï ont atteint un point critique alors que les discussions autour de la réduction des énergies fossiles ont suscité une tension extrême parmi les délégués. Un compromis proposé par le président émirati a été très largement rejeté en raison de son manque d’ambition sur la sortie des énergies fossiles.

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Les pays occidentaux, les États insulaires ainsi que des nations africaines et latino-américaines ont exprimé leur opposition au texte lors d’une réunion à huis clos. Le principal point de discorde réside dans le manque d’engagement concret pour réduire la consommation et la production des énergies fossiles afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, conformément aux recommandations scientifiques.

Le projet d’accord, rendu public à la veille de la clôture prévue de la conférence, a été critiqué pour son manque d’ambition. Il ne mentionne plus explicitement la « sortie » des énergies fossiles, laissant de nombreuses options non contraignantes et suscitant des réactions modérées à scandalisées parmi les délégués et les observateurs.

L’Union européenne, la France et les États-Unis ont vivement réagi, qualifiant le projet d’accord d’insuffisant et appelant à renforcer l’ambition pour sortir des énergies fossiles. La ministre française de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a même déclaré que certains éléments du texte n’étaient pas acceptables en l’état.

La Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, a joué un rôle « étonnamment constructif » dans les négociations, contribuant à faciliter les discussions entre les pays développés et en développement. Cependant, des divergences persistent, notamment sur la question de la sortie des énergies fossiles.

La tension est montée d’un cran avec la participation record de 2500 lobbyistes des énergies fossiles à la COP28, tandis que certains pays producteurs et exportateurs de pétrole ont fait pression pour défendre leurs intérêts. Ces oppositions mettent en péril la conclusion d’un accord sur la réduction des énergies fossiles, représentant un enjeu crucial pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Alors que la dernière ligne droite des négociations approche, l’issue des pourparlers reste incertaine, et l’incapacité des pays à s’entendre sur la question des énergies fossiles pourrait compromettre le succès de la COP28.

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