Les pays pétroliers mettent en péril la COP28 en refusant la sortie des énergies fossiles

Alors que la COP28 réunit plus de cent États dans l’espoir de parvenir à un accord sur des mesures visant à limiter le changement climatique, une vingtaine de pays membres de l’OPEP ont reçu une directive urgente de leur secrétaire général : rejeter tout accord visant les énergies fossiles. Cette position a suscité l’indignation de la France et de l’Espagne, qui ont souligné l’urgence de sortir des énergies fossiles pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré.

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La lettre du secrétaire général de l’OPEP adressée aux pays membres et associés, comprenant notamment l’Irak, l’Iran, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, invite à rejeter tout texte ciblant les énergies fossiles. Cette demande a provoqué une vive réaction de la part des représentants français et espagnols présents à la COP28. La ministre française de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a qualifié cette position de « stupéfiante » et a exprimé sa colère, soulignant que les énergies fossiles sont responsables de plus de 75% des émissions de CO2 et qu’il est impératif d’en sortir pour limiter le réchauffement climatique.

La présidence émiratie de la COP28, critiquée par les ONG pour son lien avec l’industrie pétrolière, est sous étroite surveillance. Les ONG espèrent que la conférence enverra un signal fort en faveur de la sortie des énergies fossiles et d’une transition énergétique juste.

L’OPEP, le deuxième groupe d’intérêt le plus important représenté à la COP, a donc suscité un vif débat au sein de la conférence, mettant en lumière les enjeux économiques et climatiques majeurs liés à la transition énergétique. La désignation à venir de l’Azerbaïdjan en tant qu’hôte de la prochaine conférence des Nations unies pour le climat soulève également des questions, alors que le pays est membre associé de l’OPEP.

En définitive, les enjeux de la COP28 sont clairs : les débats autour de la sortie des énergies fossiles et de la transition énergétique sont au cœur des négociations, suscitant des réactions passionnées au sein de la communauté internationale présente à Dubaï.

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