Un optimisme prudent pour 2024

Un optimisme prudent pour 2024

Tandis que les Français tentent de passer de bonnes fêtes de fin d’année malgré les contraintes financières qui pèsent sur eux, Michel-Edouard Leclerc se projette déjà sur 2024. Et en plus des signaux déjà positifs entrevus ces dernières semaines, l’homme d’affaires s’est montré résolument optimiste… quoique prudent. Les dernières années ont été compliquées pour les Français sur le plan financier, et c’est un euphémisme. Entre la pandémie, la guerre en Ukraine et les divers coups durs qui en ont découlé, l’inflation a eu la part belle, plongeant les foyers les plus modestes dans de grandes difficultés. Alors faut-il espérer une embellie, une lumière au bout du tunnel ?

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Invité ce vendredi de BFM TV, le patron de l’enseigne leader du marché a expliqué que la logique d’augmentation des prix n’a désormais plus lieu d’être : Ça ne sert à rien du côté des producteurs et des distributeurs de prétendre vendre plus cher car s’ils ne vendent pas c’est « tintin » ! Nos acheteurs vont nous ramener des poches de baisse évidentes dès février-mars et on va ramener pour l’année 2024 l’inflation à un petit 2%. Le problème, c’est que les distributeurs ne l’entendent pas de cette oreille. C’est donc un bras de fer qui s’annonce entre eux et les industriels. Mais Michel-Edouard Leclerc semble confiant sur le poids des industriels pour faire plier les grandes marques.

Des négociations en cours pour faire baisser les prix

Alors que les négociations annuelles avec les industriels sont en cours, et vont se poursuivre jusqu’à fin janvier 2024, Michel-Edouard Leclerc annonce son intention de « renégocier toutes les mauvaises conditions d’achat de 2022 et 2023. On va aller demander des comptes aux industriels qui n’ont pas été transparents », prévient-il. Il estime que des baisses de prix sur certains produits en provenance d’Asie pourraient être obtenues, compte tenu de la diminution des prix des conteneurs, des transports et de l’énergie dans ces pays. Sur les négociations en cours avec les grandes multinationales, qui représentent 65 % du chiffre d’affaires de ce qui est vendu en supermarchés, Michel-Edouard Leclerc affirme que la demande des industriels porte sur des hausses de prix allant de 6 à 7 %. « Nous leur demandons un rattrapage à l’envers, on leur demande de la déflation. Ça va « fighter », mais je pense qu’on va arriver à des hausses moyennes de 2,5 %. »

Un bras de fer avec les grands groupes industriels

C’est un bras de fer qui s’engage entre Coca-Cola et le distributeur français E.Leclerc. Michel-Édouard Leclerc, président de l’enseigne, s’est montré confiant quant à sa capacité à faire plier les grands groupes industriels de l’agroalimentaire lors des négociations commerciales prévues pour février prochain. Son premier adversaire dans cette bataille est Coca-Cola, qui souhaiterait augmenter ses tarifs de 6% à 7%. Toutefois, Michel-Édouard Leclerc a affirmé qu’il n’accepterait pas cette hausse, restant convaincu que la marque finirait par baisser ses prix. Ce point illustre le climat tendu des négociations entre distributeurs et industriels pour obtenir des baisses de prix et limiter l’impact de l’inflation sur les consommateurs.

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