Scandale de tests de sécurité truqués chez Daihatsu: les conséquences sur l’industrie automobile

Un scandale de tests de sécurité truqués chez Daihatsu

Le constructeur automobile japonais Daihatsu, filiale de Toyota, a annoncé l’interruption de la production dans l’ensemble de ses usines au Japon au moins jusqu’à fin janvier, à la suite d’un vaste scandale de tests de sécurité truqués révélé la semaine dernière. Les tests de collision trafiqués pour certains modèles ont mis en lumière des défaillances profondément ancrées dans les processus de production de Daihatsu, identifiant 174 irrégularités parmi 25 catégories de tests, dont certaines remontaient à 1989.

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Cette affaire a des conséquences majeures sur les fournisseurs de Daihatsu, avec plus de 8 100 entreprises au Japon fournissant des produits ou services au constructeur qui lui doivent au moins 1% de leur chiffre d’affaires. Daihatsu est en négociations avec ses fournisseurs en vue de les indemniser. De plus, cette affaire éclabousse la maison-mère, Toyota, qui a décidé de suspendre la livraison des modèles affectés et a présenté ses « sincères excuses pour les désagréments et les inquiétudes » causés.

La réputation entachée de Daihatsu et la pénurie de ses véhicules pourraient également bénéficier à d’autres constructeurs comme Suzuki, son principal concurrent sur le marché des mini-véhicules. Le secteur de l’automobile se retrouve impacté par ce scandale, avec des répercussions inévitables pour Mazda, Subaru et potentiellement d’autres fabricants. Ce scandale met en lumière l’importance des processus de certification de la sécurité dans l’industrie automobile et soulève des questions sur la nécessité d’un examen plus approfondi du secteur.

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