Echec au sommet : les négociations de la COP28 peinent à trouver un consensus

Depuis 24 heures, la présidence émiratie de la COP28, dirigée par Sultan Al Jaber, lutte pour sauver l’accord de Paris sur le climat, avec pour objectif de limiter l’élévation de la température mondiale à 1,5°C. Le premier projet de texte a été largement rejeté, ce qui a conduit à des consultations continues dans l’espoir de produire un texte susceptible d’obtenir le consensus des 194 pays signataires de l’accord de Paris et de l’Union européenne.

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La présidence de la COP s’efforce maintenant de produire un nouveau projet d’accord basé sur les « lignes rouges » exprimées par les pays ayant rejeté la première proposition. Cela implique des formulations plus précises autour des énergies fossiles et l’inclusion d’objectifs à l’horizon de 2030. Les négociations se poursuivront jusqu’au dernier jour de la COP28, dans l’attente d’un éventuel nouveau projet à soumettre à l’approbation des pays en séance plénière.

Cependant, l’espoir d’un accord historique appelant à la sortie du pétrole, du gaz et du charbon semble s’amenuiser. Les débats sont paralysés par les lobbyistes des énergies fossiles, avec un nombre croissant de représentants présents à chaque édition de la COP. Cette évolution soulève des questions sur la pertinence et l’efficacité de cet événement annuel, avec des appels à repenser son format et son processus de négociation.

Malgré les efforts déployés lors de la COP28, l’absence de conclusions fortes et le foisonnement d’initiatives de petits groupes soulèvent des interrogations sur la gouvernance internationale en matière de lutte contre le changement climatique. Il est également souligné que l’action climatique ne dépend pas uniquement des accords conclus lors de la COP, mais nécessite une action continue à tous les niveaux, notamment au niveau local.

Néanmoins, l’importance des COP en tant que plateformes de rassemblement et de mobilisation pour l’action climatique est soulignée, malgré les défis rencontrés dans le processus de négociation. Cette dynamique globale est source de partenariats et renforce l’action décentralisée, offrant des opportunités économiques dans la transition vers une économie qualitative basée sur l’efficience des ressources.

À la veille de la clôture de la COP28, l’issue des négociations reste incertaine, laissant planer des doutes sur la capacité des dirigeants mondiaux à s’engager sur des mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique.

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